ven., 19/05/2017

[FILM] Projection de « Harcelé à perdre la raison » de Daniel Kupferstein

L’histoire de la lente « descente aux enfers » de Jean-Michel Rieux, harcelé au travail, dans le service Parcs et Jardins de la ville de Béziers.

Au-delà de ce drame terrible, c’est toute la mécanique du harcèlement qui est décortiquée grâce aux témoignages des membres de la famille, des amis et des collègues de travail.

Les mécanismes de harcèlement pour motif syndical d’une hiérarchie, en l’occurrence le service des parcs et jardins de Béziers qui, avec la complicité passive et parfois active des collègues de travail, a – à force de harcèlement, d’humiliations, de mutations – amené un homme à tuer sa femme et ses enfants, et à tenter de se suicider. Ce qu’il finira par réussir en prison.

Daniel Kupferstein, auteur du documentaire présentera son film et pourra donner des précisions sur son enquête. L’action directe aurait-elle pu mettre fin à ce harcèlement ?

Dimanche 25 juin – 14h – 16h
Projection suivie d’un débat avec Daniel Kupferstein

Pour en savoir plus >>>

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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mer., 17/05/2017

Prestation de compensation du handicap, PCH

La PCH est une aide financière versée par le département,destinée à rembourser les dépenses liées à la perte d’autonomie (aménagement du logement ou du véhicule, recours à une tierce personne…). Son attribution dépend notamment du degré d’autonomie, de l’âge et […]

Billet original sur ATOUSANTE

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Maladies professionnelles : deux nouveaux cancers reconnus

Un décret paru le 7 mai 2017 au Journal officiel entérine la reconnaissance de deux maladies professionnelles provoquées par des produits chimiques. Deux nouveaux tableaux sont créés : le n° 52 bis « Carcinome hépatocellulaire provoqué par l'exposition au chlorure de vinyle monomère » et le n° 99 « Hémopathies provoquées par le 1.3 butadiène et tous les produits en renfermant ».

Billet original sur INRS

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[Documentaire] Étudiants, l’avenir à crédit

Sous l’effet de la compétition internationale, les universités se transforment en de gigantesques entreprises. Une enquête aussi éclairante qu’inquiétante sur un phénomène émergent en Europe.

Compétitivité, marketing ou retour sur investissement sont des termes qui circulent désormais dans les couloirs feutrés des grandes universités. De Shanghai à New York en passant par Paris et Berlin, la transmission des connaissances devient une marchandise, dans le sillage de « l’économie du savoir », une doctrine érigée à la fin des années 1990 par les instances financières internationales – OCDE et Banque mondiale en tête. L’enseignement supérieur, reconnu comme un moteur de productivité et de croissance économique, doit se mettre au service du développement des pays.

Victimes de ce nouveau système, les étudiants sont contraints d’investir pour apprendre. Ils s’acquittent de frais d’inscription de plus en plus élevés, et s’appauvrissent avant même d’entrer dans la vie active. Aux États-Unis, la dette étudiante a dépassé le coût du logement et de la santé, menaçant l’économie nationale.

Les jeunes Européens suivront-ils la même voie ? Si certains pays d’Europe du Nord résistent à cette commercialisation du savoir, considérant l’éducation comme un acquis social, d’autres s’inspirent de plus en plus du modèle anglo-saxon. En France, les établissements les plus prestigieux, comme Sciences-Po et Paris-Dauphine, se sont déjà engagés sur le chemin du payant.

A (re)voir sur Arte (en ligne du 16 mai au 15 juillet 2017) >>>

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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lun., 15/05/2017

Travail & Sécurité : numéro de mai 2017

A lire dans cette nouvelle édition, un entretien avec Francis De Block, et Laurent Huglo, respectivement directeur général et ingénieur-conseil régional à la Carsat Nord-Picardie, un dossier sur les métiers de la conservation-restauration du patrimoine et un article sur une usine de voitures.

Billet original sur INRS

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dim., 14/05/2017

Suivi individuel renforcé, SIR, (ex SMR, Surveillance médicale renforcée )

Suite à la publication de la loi travail en août 2016 et au décret d’application n°2016-1908 publié au JO du 29 décembre, un nouveau suivi médical a été instauré en santé au travail. Une nouvelle définition et une nouvelle terminologie sont apparues […]

Billet original sur ATOUSANTE

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mer., 10/05/2017

Prévention et performance d’entreprise

L’INRS publie un document sur le lien entre prévention des risques professionnels et performance dans l’entreprise.

Billet original sur INRS

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Les inégalités à l’origine du malaise social

La montée des populismes est la résultante de nos échecs économiques. Le travail se retrouve de plus en plus exclu du partage des richesses créées au profit du capital. Jamais les inégalités n’ont été aussi grandes. Un effondrement historique depuis l’avènement de l’ère industrielle.

Le travail en perte de vitesse

Il est parfois des graphiques qui disent plus que des milliers d’analyses, aussi bonnes et éclairées soient-elles. Début avril, le Fonds monétaire international a publié sur son blog l’évolution de la part du revenu national versée aux travailleurs depuis 1970. Ce seul graphique résume à lui seul l’origine du malaise social et sociétal qui secoue toutes les économies avancées, voire toutes les économies du monde. C’est l’effondrement. Un effondrement historique dont on peine trouver des comparaisons depuis l’avènement de l’ère industrielle. En 45 ans, la part des revenus du travail a baissé de plus de 5 points pour tomber à 50 % à peine dans les économies avancées. Dans les pays en développement, elle atteint désormais à peine 36 %.
Là se trouve sans nul doute la source de tout le malaise occidental, de cette colère des laissés-pour-compte, de ce sentiment d’exclusion, de ce pessimisme de parents persuadés que leurs enfants vivront moins bien qu’eux, de cette montée des populismes qui ébranlent les uns après les autres les pays avancés : des échecs économiques évidents. Alors que le PIB mondial a été multiplié par plus de 25 sur la période (de 2 900 milliards de dollars à 74 100 milliards de dollars selon la Banque mondiale), que la productivité a été multipliée par 30, les personnes tirant leurs revenus de leur seul travail sont de moins en moins associées à l’augmentation des richesses produites.

Cette baisse tendancielle a été engagée dès les années 1970. Les entreprises ont commencé à peser sur les salaires pour reconstituer les marges. Mais le mouvement n’a cessé de s’amplifier et de s’accélérer au fil des décennies. L’âge de la grande compression, documentée par des économistes comme Thomas Piketty, Joseph Stiglitz ou Paul Krugman, a commencé, amenant à réduire tant et plus la part du travail dans le partage de la valeur ajoutée ou des PIB. Les salaires moyens en monnaie constante aux États-Unis et dans une moindre mesure en Europe n’ont quasiment pas bougé depuis 1980. Au Royaume-Uni, la croissance des revenus réels durant la dernière décennie a été la plus faible depuis l’époque des guerres napoléoniennes.

La mesure de ce choc se dit en quelques chiffres. Pendant les années 1960, les 90 % des ménages américains les moins aisés recueillaient 67 % des gains réalisés dans un cycle économique. Durant les années Reagan, ils n’en obtenaient que 20 %. Depuis les années 2000, cette part est tombée à 2 %, les 10 % les plus riches raflant tout le reste. Pour l’économiste américain Thomas Palley, le cercle vertueux de la croissance économique, « où les bénéfices de la productivité étaient reconvertis en salaires alimentant la croissance de la demande », s’est cassé dans cette période des années 1970.

Les causes de cette rupture sont multiples, insiste le FMI. Pour l’organisme, les technologies sont le facteur premier de ce divorce. « Dans les pays avancés, près de la moitié du déclin de la part du travail est due à l’impact de la technologie. La diminution s’explique à la fois par la propagation rapide de l’information et des télécommunications et par la proportion élevée d’occupations qu’il était facile d’automatiser », assure-t-il.

Cette révolution technologique qui bouscule les frontières classiques de l’espace et du temps a sans aucun doute amplifié le mouvement de mondialisation à l’œuvre. Une nouvelle organisation de la production s’est mise en place, conduisant à la recherche de coûts toujours plus bas. Les tâches demandant le plus de main-d’œuvre ont été délocalisées vers les pays toujours moins chers, d’abord vers l’Europe du Sud pour les entreprises européennes, puis vers le bassin méditerranéen, puis vers la Chine, etc. « La conjonction de la technologie et de l’intégration internationale explique pour près de 75 % le déclin de la part du revenu qui échoit aux travailleurs en Allemagne et en Italie et 50 % aux États-Unis », analyse le FMI. Avant d’ajouter : « Le progrès technologique et l’intégration économique internationale ont certes été des moteurs essentiels de la prospérité mondiale, mais leurs effets sur les revenus des travailleurs compliquent la tâche des gouvernants. »

Lire la suite sur le site de Médiapart >>>

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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dim., 07/05/2017

Le suicide d’une infirmière au Havre reconnu comme « accident de service »

Emmanuelle Lebrun, 44 ans, infirmière en néonatalogie avait mis fin à ses jours le 24 juin 2016 à son domicile.

Emmanuelle Lebrun, 44 ans, infirmière en néonatalogie, en couple et mère de deux enfants, avait mis fin à ses jours le 24 juin 2016 à son domicile. Elle avait laissé une lettre expliquant qu’elle subissait un important stress professionnel et qu’elle avait « le sentiment d’avoir fait quelque chose de grave », a indiqué Agnès Goussin-Mauger, déléguée CGT.

La CGT et SUD, via le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), avaient demandé une enquête administrative menée par une commission paritaire qui a classé le décès de l’infirmière en accident du travail, selon la déléguée syndicale.

La direction du GHH a confirmé, dans un communiqué, « avoir suivi l’avis de la commission de réforme qui impute le suicide de Mme Emmanuelle Lebrun à un accident de service ». « Le travail de fond entrepris par la commission paritaire a permis de démontrer le lien direct et unique entre le suicide d’Emmanuelle et ses conditions de travail », a estimé la déléguée CGT.

« Le risque psycho-social est bien réel »

Un communiqué syndical commun ajoute que « cette reconnaissance d’accident apporte une réponse au compagnon et aux enfants d’Emmanuelle, soulage les équipes et démontre que le risque psycho-social est bien réel à l’hôpital ».

Afin de prévenir « un nouveau drame », les syndicats ont demandé l’intervention d’un prestataire extérieur « pour aider l’équipe à reconstruire son projet médico-soignant ». Selon Mme Goussin-Mauger, Emmanuelle Lebrun « avait toujours dit qu’elle redoutait de travailler en réanimation », ce qu’elle était contrainte de faire parfois pour les nécessités du service.

Pendant son temps de travail en réanimation, un bébé a été proche de mourir. « Elle a cru, à tort, avoir commis une faute professionnelle et ne s’en est pas remise. » « Malheureusement, ce qu’elle n’a jamais su, c’est que la petite fille s’en est sortie, juste après son suicide », a raconté, émue, la déléguée CGT.

Le décès de Mme Lebrun avait fait partie d’une vague de suicides l’été dernier, dans le personnel infirmier en France, notamment à Toulouse, à Saint-Calais, près du Mans, et à Reims.

Via le site lemonde.fr

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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sam., 06/05/2017

Un projet de décret organise les règles de contestation des avis d’inaptitude du médecin du travail

Un décret devrait bientôt tracer les derniers contours de la procédure de contestation des avis d’inaptitude du médecin du travail, issue de la loi El Khomri. Il porte notamment sur les modalités de consignation des frais d’expertise. Détail du projet décret que nous nous sommes procuré, actuellement débattu au sein du Conseil supérieur de la prud’homie.

Un nouveau décret d’application de la loi Travail concernant la réforme de la médecine du travail devrait voir le jour avant cet été. La loi Travail a modifié les règles qui s’appliquent aux contestations des avis d’inaptitude : le recours devant l’inspecteur du travail (en vigueur jusqu’au 1er janvier 2017) a été remplacé par un recours en référé devant le conseil des prud’hommes, afin que ce dernier désigne un médecin-expert inscrit près de la cour d’appel. Nous nous sommes procuré le projet de texte relatif aux procédures devant les juridictions du travail, actuellement en délibération devant le Conseil supérieur de la Prud’homie (CSP). L’article 6 du projet complète la procédure de contestation des avis d’inaptitude du médecin du travail. .

Le médecin du travail pourra être entendu par le médecin-expert
Le projet de décret précise les rôles respectifs du médecin-expert et du médecin du travail auteur de l’avis litigieux. On savait déjà que le médecin-expert pouvait demander la communication du dossier médical en santé au travail du salarié (article L. 4624-1 du code du travail). Le projet de décret précise que l’expert pourra entendre le médecin du travail dans le cadre de la procédure. En revanche, ce dernier ne pourra pas être partie au litige. En outre, si le conseil de prud’hommes veut charger un médecin inspecteur du travail d’une consultation, il devra d’abord désigner le médecin-expert conformément à la nouvelle procédure.

Le projet de décret souligne également que la décision prise par la formation de référé se substituera aux éléments de nature médicale qui ont justifié les avis, propositions, conclusions écrites ou indications contestés.

On note que, dans sa version actuelle, le décret ne précise ni le délai de désignation du médecin-expert, ni celui dont dispose ce dernier pour prendre sa décision. De même, aucune possibilité de contestation de cette décision ne semble prévue.

Les sommes dues au médecin-expert seront consignées
Le projet de décret organise également les modalités de consignation des frais d’expertise. Un point épineux qui avait soulevé des débats lors des discussions préalables à la loi Travail. Selon la nouvelle procédure de contestation des avis du médecin du travail, la partie qui conteste doit engager des frais de justice et d’expertise. La procédure devient payante… Et représente un coût parfois important. Face à ce constat, le législateur avait finalement laissé le choix au juge prud’homal : il peut décider de ne pas mettre les frais d’expertise à la charge de la partie perdante. Le juge peut donc faire supporter ces frais à l’employeur, même si le salarié est débouté de sa demande (sous réserve que la procédure ne soit pas abusive).

Toutefois, la question pratique de la possibilité de rembourser les frais engagés se posait toujours. Des questionnements auxquels répondrait le décret en préparation. Le document prévoit que le montant de la rémunération du médecin-expert sera fixé par le président de la formation de référé du conseil de prud’hommes. La provision des sommes dues au médecin-expert serait consignée à la Caisse des dépôts et consignations, cette dernière en informant le greffe. Enfin, sur autorisation du président de la formation de référé, les sommes consignées seraient libérées par la Caisse des dépôts et consignations.

Laurie Mahé Desportes

Via le site actuel-rh.fr

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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