sam., 14/10/2017

« Le harcèlement sexuel au travail, l’affaire de tous » – Le débat

Dans le cadre de sa programmation événementielle consacrée aux violences faites aux femmes, France Télévisions proposait un débat sur le harcèlement sexuel au travail.

Pour ce premier rendez-vous, Marie Drucker était entourée de 3 invités et experts qui tentent d’éclairer les téléspectateurs sur ce problème de société et définir les frontières, parfois fines, entre la séduction et le harcèlement sexuel :

– Andrea Rawlins-Gaston, réalisatrice.
– Marie Pezé, docteur en psychologie, ancien expert judiciaire.
– Jacques Toubon, Défenseur des droits.

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

ven., 13/10/2017

« Le harcèlement sexuel au travail, l’affaire de tous » – Le documentaire

En France, une femme sur cinq est victime de harcèlement sexuel au travail. Or, trois Français sur quatre ont du mal à faire la différence entre la séduction et le harcèlement.

Pour tenter d’éclairer le débat, des victimes témoignent de leur expérience. Elles racontent les premières approches et l’engrenage qui s’enclenche, la manipulation du harceleur et le mutisme des collègues. Elles évoquent les séquelles psychiques et parfois physiques du harcèlement. Parallèlement à ces témoignages, une cinquantaine d’hommes et de femmes participent à un quizz sur le harcèlement sexuel, se trompent, commentent leurs réponses et réfléchissent ensemble.

« Harcèlement sexuel au travail : l’affaire de tous »,
un documentaire inédit d’Andrea Rawlins-Gaston et Laurent Follea.

France 2 : Harcèlement sexuel au travail : l'affaire de tous

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

jeu., 12/10/2017

Harcèlement sexuel au travail : de quoi on parle ? Comment se défendre ?

En 2017, comment définit-on le harcèlement sexuel au travail ?

En France aujourd’hui, 80 % des femmes âgées de 25 à 49 ans sont actives. Les femmes représentent presque la moitié des actifs et sont désormais plus diplômées que les hommes. Elles y sont aussi la cible de nombreuses violences (harcèlement sexuel, agression sexuelle, viol, sexisme ordinaire, discrimination au salaire…).

Une femme en difficulté au travail convoquera toujours sa responsabilité personnelle dans ce qui lui arrive et on le lui fera sentir qu’elle aurait dû se mettre en valeur, mais discrètement s’affirmer, mais gentiment réclamer, mais avec le sourire, imposer par la conviction, donner des ordres, mais sans s’imposer, être gentille mais pas trop, sourire mais sans séduire, être coquette sans allumer, être à l’écoute sans créer trop d’intimité…

Marilyn Baldeck et Maude Beckers vont vous proposer des définitions, des actions, des soutiens, des conseils de constructions de dossiers et de l’aide.

Marilyn BALDECK est président de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVF)
Maude BECKERS est avocate.

————————

  • Date : jeudi 16 novembre 2017, de 20h à 21h30
  • Lieu : Le Balbuzard, 54 rue René Boulanger, 75010 Paris (Métro République).
  • Conditions d’entrée :
    • Entrée payante : 10 € (boisson non-comprise)
    • Il est vivement recommandé de s’inscrire afin de pouvoir disposer d’une place assise –> merci d’écrire à cafe.sante.travail@gmail.com

 

Café Citoyen Santé et Travail

 

Cafés Santé et Travail

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

mer., 11/10/2017

De l’importance des réseaux d’aide aux salariés – Forum France-Canada – 16 Nov 2017

Les pressions sur la performance, l’intensité du travail, l’augmentation de la violence, la surcharge numérique, les problèmes personnels de toutes sortes : autant de réalités qui engendrent une souffrance accrue des salariés dans les différents milieux de travail.

Afin d’enrayer la montée du mal-être et contribuer à la Qualité de Vie au Travail, certaines organisations ont fait preuve de créativité. C’est le cas de la Fédération des Travailleurs et Travailleuses du Québec (FTQ) qui a instauré dès les années 80 un réseau d’intervenants se préoccupant de la souffrance au travail et hors travail des salariés. Leur rôle consiste à accompagner individuellement toutes celles et ceux qui en expriment le besoin en leur proposant des solutions. Ce réseau centré sur la relation d’aide par les pairs utilise des cahiers de ressources et regroupe actuellement près de 3 000 délégués sociaux au Québec.

Dans le prolongement de cette initiative et en coopération avec le Conseil Régional de la FTQ Montréal Métropolitain, des sections CFTC ont amorcé en 2016 la constitution d’un réseau français d’aide en entreprise (Hewlett Packard, Thalès, Orange, Microsoft, CEA, HP, DXC…). D’autres réseaux de proximité se créent. Comment les fédérer en conservant leurs spécificités et comment aider à en créer de nouveaux ?

A l’heure où le débat se fait dense tant à propos de la transformation des organisations que de la prévention et de la qualité de vie au travail et hors travail, ces réseaux de proximité posent directement la question des stratégies et actions en la matière. De même que la coordination avec les professionnels de la santé au travail. Plus fondamentalement, c’est l’opportunité de partager les approches pour développer un réseau de proximité qui vous est proposée le jeudi 16 novembre au cours de cet événement exceptionnel et gratuit.

La solution se trouve souvent dans les 10 mètres autour du salarié !

Informations pratiques :

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

mar., 10/10/2017

Fusion CE-CHSCT-DP : quelles conséquences sur la santé au travail ?

L’année 2012 fut marquée par la célébration de l’anniversaire des trente ans de la quatrième des lois dites « Auroux » instaurant les Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail (CHSCT). L’année 2017 sera donc celle qui célébrera probablement sa disparition. Pourtant, il revêt une importance cruciale dans l’histoire de la santé au travail en France.

Le CHSCT un vrai contre-pouvoir

En effet, contrairement à son prédécesseur, « le comité d’hygiène et de sécurité » (CHS) créé par le décret du 1er août 1947, qui n’avait qu’un rôle consultatif, le CHSCT, créé par la loi « Auroux » du 23 décembre 1982, doit constituer un véritable contre-pouvoir. Pour Jean Auroux, « l’entreprise ne peut plus être le lieu du bruit des machines et du silence des hommes ».

Ainsi, contrairement au CHS, qui ne constituait qu’une commission spéciale du Comité d’entreprise, le CHSCT devient une instance de représentation du personnel dotée d’une autonomie complète dans son fonctionnement. Plus encore, le CHSCT, comme son nom l’indique, relie directement les problèmes de santé au travail aux conditions de travail. Jean Auroux considère le CHSCT comme un moyen de donner un droit d’expression direct et collectif sur le contenu, les conditions d’exercice et l’organisation de leur travail.

Le CHSCT doit faire, selon Jean Auroux, des salariés des citoyens à part entière dans leur entreprise. Pour cela, il confie au CHSCT des missions et des droits élargis. Par ailleurs, l’arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation du 17 avril 1991 dote le CHSCT de la personnalité morale, ce qui lui permet d’ester en justice.

CHSCT et bien-être des salariés

Dans une période marquée par la volonté du gouvernement actuel de fusionner le CHSCT avec les autres instances représentatives du personnel, ce qui signifierait un retour en arrière à la situation d’avant 1982, il apparaît primordial de s’intéresser aux effets de la présence d’un CHSCT sur le bien-être des salariés.

Les principales missions sont de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des travailleurs de l’établissement ; de les informer sur les dangers auxquels ils peuvent être exposés comme sur les moyens de prévention ; de contribuer à l’amélioration des conditions de travail ; de veiller à l’observation des prescriptions légales prises en ces matières.

Lire la suite sur le site Theconversation.com >>>

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

lun., 09/10/2017

Loi travail : Indemnités prud’homales ou parachutes dorés, quel est le plus coûteux ?

Dans sa chronique, l’économiste Pierre-Yves Gomez regrette que le coût du départ des capitaines d’industrie ne mérite toujours pas d’être plafonné à la différence de celui de travailleurs licenciés abusivement.

Chronique. Si la réforme du code du travail par ordonnances présentées le 31 août est loin d’avoir l’ampleur que le gouvernement promettait au départ, une mesure traduit malgré tout l’esprit qui l’a animée. Au chapitre 2 de l’ordonnance 3, les indemnités accordées par le tribunal des prud’hommes en cas de licenciement irrégulier sont plafonnées entre un et vingt mois de salaires, au prorata du nombre d’années travaillées. Une grille de référence existait déjà, mais l’opportunité de l’appliquer était laissée à l’appréciation des juges. La nouveauté n’est donc pas l’encadrement des indemnités, mais le fait que le délit de rupture abusive d’un contrat de travail a désormais un prix connu d’avance.

Lire la suite sur le site du Monde (article payant) >>>

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

dim., 08/10/2017

Colloque ergologie – Penser et réaliser la transformation du travail

L’apport de la démarche ergologique et de l’œuvre d’Yves Schwartz.

L’approche ergologique, son histoire et ses questions, intéressent a priori toutes celles et ceux qui explorent à leur façon les méandres de la vie humaine, et quiconque veut réfléchir à sa propre activité et à celle des autres, reconsidérer les manières de faire et d’agir, ouvrir de nouvelles perspectives dans les façons de travailler, d’agir et de vivre.

Le colloque « Penser et réaliser la transformation du travail : l’apport de la démarche ergologique et de l’œuvre d’Yves Schwartz », soutenu par le Gestes, veut faire connaître largement cette approche dont le développement est international, et la confronter avec d’autres approches qui auraient la même préoccupation : la construction d’une posture et d’une pratique, se soutenant mutuellement, qui ont pour centre d’intérêt la co-production des savoirs pour transformer le travail et plus largement envisager différemment la vie sociale. Dans les termes de l’ergologie, il s’agit de sortir du confort de la partition expérience/savoir institué mais un autre vocabulaire peut recouvrir un enjeu du même ordre. D’où l’intérêt de rapprochements et de discussions entre des pratiques et des recherches qui n’ont pas encore identifié de façon assumée et explicite leur enjeu commun.

Informations pratiques :

  • Dates et lieux :
    • les 12 et 13 octobre 2017 amphi Paul-Painlevé – Cnam, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris ;
    • le 14 octobre 2017, salle Eugène Hénaff – Bourse du travail, 29 boulevard du Temple, 75003 Paris

L’entrée est libre sur inscription, dans la limite des places disponibles

Programme détaillé, projet scientifique, inscription, contributions sur le site https://ergologie.hypotheses.org/

Penser et réaliser la transformation du travail : l’apport de la démarche ergologique

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

Santé et sécurité au travail – L’essentiel 2016

À un an de la fin de la convention d’objectifs et de gestion (COG), 2016 est pour l’Assurance Maladie – Risques professionnels une année de bilan, avec de bonnes nouvelles pour la santé au travail.

Le nombre d’accidents du travail reste stable à son niveau le plus bas depuis 1946 et les maladies professionnelles poursuivent leur diminution. C’est aussi une année de réflexion en lien avec les caisses régionales sur les défis qui ont émergé ces quatre dernières années et qui nous occuperont de plus en plus : les lombalgies, dont nous avons révélé en 2016 qu’elles représentent à elles seules 20% des accidents du travail, ou encore les risques psychosociaux, dont les cas reconnus de maladie professionnelle ont été multipliés par sept en cinq ans.

La COG précédente nous a permis de tester et de structurer de nouvelles façons de travailler : programmes de prévention nationaux, simplification de la tarification, construction d’un réseau de directeurs Cpam référents en réparation. Ces acquis seront particulièrement précieux pour poursuivre notre action au service des entreprises, tout en maintenant une efficience de gestion qui nous permet d’être à l’équilibre, comme c’est le cas depuis déjà quatre ans.

La COG qui prend fin a permis des avancées significatives sur de multiples objectifs que la branche s’était assignés : stratégie de prévention fondée sur le ciblage et l’évaluation, simplification de la tarification, harmonisation des pratiques permettant aux salariés un accès équitable à leurs droits, volonté de travailler les complémentarités d’actions avec les autres acteurs de la santé au travail. Issue d’un dialogue social efficace et constructif au sein de la branche, la feuille de route des prochaines années doit nous permettre d’approfondir ces orientations stratégiques. Sur le champ de la prévention, les TMS, les risques chimiques et les chutes restent un sujet de préoccupation en matière d’amélioration des conditions de travail dans les entreprises. La prévention des risques psychosociaux sera également un enjeu fort. L’amélioration des procédures de reconnaissance des accidents et maladies liés au travail est un chantier majeur qui progresse dans le sens d’une plus grande lisibilité pour l’ensemble des acteurs. La tarification se doit d’être plus que jamais au service des politiques de réduction des risques en entreprise en incitant plus fortement à la prévention. Sur le retour à l’emploi et la lutte contre la désinsertion professionnelle, la branche se mobilise également en lien étroit avec les entreprises et les salariés concernés. Enfin, le déploiement d’une culture de service plus attentionnée à l’égard de nos publics, salariés et employeurs, doit sous-tendre l’ensemble des actions de la branche. Il appartient aux partenaires sociaux que nous sommes de porter ces objectifs dans toutes les instances auxquelles nous participons.

Lire l’intégralité du rapport sur le site Risquesprofessionnels2016.fr

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

sam., 07/10/2017

Conférence – Débat : comment construire un dossier de souffrance au travail – Les conseils d’une avocate

Café Citoyen du réseau Souffrance & Travail avec l’avocate Rachel SAADA le 11 octobre 2017.

On dit souvent qu’en matière de souffrance au travail c’est la parole de l’un contre celle de l’autre, que la preuve est impossible et que c’est le pot de terre contre le pot de fer.

Pourtant, si l’on connait bien ses droits, on peut les faire valoir et obtenir une reconnaissance des faits et une indemnisation du préjudice. Mais ça ne s’improvise pas et il faut mobiliser les ressources à l’intérieur de l’entreprise comme à l’extérieur. »

Avec Rachel SAADA, avocate.

————————

  • Date : mercredi 11 octobre 2017, de 20h à 21h30
  • Lieu : Le Balbuzard, 54 rue René Boulanger, 75010 Paris (Métro République).
  • Conditions d’entrée :
    • Entrée payante : 10 € (boisson non-comprise)
    • Il est vivement recommandé de s’inscrire afin de pouvoir disposer d’une place assise –> merci d’écrire à cafe.sante.travail@gmail.com

 

Café Citoyen Santé et Travail

Cafés Santé et Travail

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

ven., 06/10/2017

George Elton Mayo (1880-1949) – Le psychologue de la motivation

Psychologue australien, Elton Mayo reste connu pour les « expériences de Hawthorne », menées entre 1927 et 1932 dans une usine de téléphones de la Western Electric Company, près de Chicago. Ses conclusions, qui donnèrent naissance à l’« école des relations humaines », peuvent se résumer ainsi : le salarié a un psychisme.

Cette assertion qui semble aujourd’hui d’une banalité atterrante constitua une révolution dans la manière de concevoir l’organisation du travail : jusqu’alors, le taylorisme considérait l’ouvrier comme une paire de bras motivée par le seul intérêt économique.

A Hawthorne, il s’agissait au départ d’étudier l’impact des variations de lumière sur la productivité de six ouvrières. La découverte de Mayo fut que, si cette dernière progressait de façon spectaculaire, ce n’était pas tant grâce à une amélioration des conditions de travail matérielles que grâce à un climat psychologique favorable. Soumises à une observation minutieuse de tous les aspects de leur comportement ainsi qu’à des entretiens réguliers, les ouvrières se sentaient reconnues, distinguées, et développaient entre elles une complicité stimulante. Sous les yeux d’Elton Mayo, « six individus deviennent une équipe ». Il préconisera donc la récupération par l’encadrement des « groupes informels » qui naissent dans les usines, afin de les détourner au profit de la production.

La Grande Dépression a laissé le syndicalisme américain plus affaibli que jamais : ceux qui, comme Mayo, veulent « faire comprendre aux travailleurs que leurs intérêts et ceux de l’entreprise convergent » ont le champ libre. Instruit par l’exemple de la révolution russe de 1917, le chercheur est persuadé que la prise en compte du « facteur humain », du besoin d’appartenance et de communication des salariés est le seul moyen d’écarter le spectre du socialisme, et d’éviter la « destruction complète de la civilisation ». Les entretiens psychologiques permettent de désamorcer revendications et conflits potentiels : ainsi, si une ouvrière manifeste de l’animosité envers un contremaître, c’est parce qu’il lui rappelle son père avec lequel elle a des relations difficiles…

Lire la suite sur le site du Monde diplomatique >>>

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

Pour partager cet article --> Partage

- page 1 de 112